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Elle ne savait pas que c’était impossible, alors elle l’a fait ...


Francesca Jones, alias Fran
  • « Euuuh tu es sûre que tu peux gagner des matches de tennis en ayant 4 doigts à chaque main, 3 doigts de pied à droite et quatre à gauche ? »

  • « Je n’en suis pas sûre, mais si je n’essaie pas comment pourrais-je le savoir ? »

  • « Essaie toujours mais tu n’y arriveras pas ! »

  • « Ah parce que tu connais quelqu’un qui a exactement la même maladie que moi et qui n’y est pas parvenue ? »

  • « Non, mais … »

  • « Mais quoi ? »

  • « Baaaah, ça parait logique non ? »

  • « Si je n’essaie pas, je ne saurai pas • »


Cette histoire, c’est celle de Francesca Jones, joueuse de tennis britannique âgée de 20 ans qui a été touchée à la naissance par une forme rare de dysplasie ectodermique. Pour résumé, elle est née avec quatre doigts à chaque main, trois doigts de pied à droite et quatre à gauche. Avec ça IMPOSSIBLE de jouer au tennis non !? Bah tiens, regarde un peu … Elle s’est qualifiée pour l’Open d’Australie.

L’avis des gens, c’est la vie des gens

Fran : « Ce n'est pas quelque chose de négatif. Beaucoup de personnes m'ont critiqué, m'ont dit que je ne pourrai jamais tenir ma raquette correctement etc. Mais ça a rendu ma motivation encore plus forte. Il faut savoir tirer avantage de ce genre de situation. J'espère qu'ils verront ce que je suis capable de réaliser. »

Lorsqu’on te critique ou que tu te critiques toi-même, dis-toi simplement « je ne suis pas parfait, mais je suis en train d’évoluer ».

Comme toutes choses que l’on répète, on finit par l’ancrer. Si tu te rabâches sans cesse que tu n’es pas assez ceci (grand pour passer un pourcentage élevé de premier service) ou trop cela (lent pour jouer parmi les meilleurs) tu finiras par le croire et finiras par vraiment te freiner.

Quelqu’un te lance une parole que tu estimes blessante ? Laisse passer ton émotion (sans pour autant la renier et essayer de lutter) et mets de côté la tentation de réaction. Sâche que cette personne parle avant tout d’elle-même, de ses propres références, ses propres croyances, blessures et peurs avant de parler de toi.

S’ils avaient écouté le diagnostic que leur avait donné la société ou leur entourage, ces joueurs et joueuses de tennis n’en seraient pas là où ils en sont aujourd’hui :

  • Schwartzman : trop petit.

  • Bartoli : trop "grosse" et pas assez entrainée par la fédération ou trop par son père comme tu voudras (Garcia idem).

  • Isner : trop grand.

  • Federer : trop vieux pour encore gagner des matches (Karlovic idem).

  • Nadal : pas assez bon sur autre surface que la terre pour gagner un grand chelem ailleurs que terre-battue.

  • Gulbis : technique trop hideuse en coup droit.

  • Mannarino : pas assez charismatique.

  • Gaston : trop petit.

  • Lee Duck-hee : trop sourd.

  • Jones : trop « handicapée », pas assez de doigts …

Quelqu'un te dit que tu n’arriveras pas à atteindre tes objectifs ? C’est ok. Ce sont ses croyances, ses peurs.





Et si tu jouais au poker ?

Fran : « La façon dont je vois les choses, c'est que je joue juste au tennis avec un jeu de cartes différent. Mais cela ne signifie pas que ces cartes ne peuvent pas gagner la partie. Quand quelqu'un vous dit à huit ou neuf ans que vous ne pouvez pas faire quelque chose, beaucoup auraient le cœur brisé, mais j'ai juste encaissé avant de trouver la manière de leur donner tort »

J’adore cette métaphore liée au poker : quand tu as dans ton jeu un 3 et un roi, que ton adversaire a un as et une dame, est-ce que tu es sûr à 100% de perdre la partie !? Non ! Tes chances de l’emporter sont peut-être inférieures, mais tu n’es pas vaincu pour autant !


Fais de ta différence un atout et non une faiblesse

Fran : « J'ai vécu des choses que beaucoup n'ont jamais vécues, et ne vivront sans doute jamais. Beaucoup de gens diraient que c'est un désavantage, mais je ne suis pas d'accord : j'ai toujours vu ça comme un avantage. Ça m'a permis de prendre de l'avance dans beaucoup de domaines. J'ai appris à être indépendante, et j'ai aussi beaucoup appris sur moi et sur la vie. »

N’oublie pas, c’est toi seul qui détient la responsabilité des comportements que tu adoptes face aux autres et aux situations. Ainsi, quelle que soit la situation dans laquelle tu te retrouves, tu as toujours le choix : en fais-tu une occasion de grandir ou de souffrir ?


Lance-toi des défis

Fran : « Je dois travailler peut-être un peu plus physiquement que les autres joueuses, mais je suis ok avec ça. Je savais dans quoi je m'engageais, et j'aime les défis. Je pense que les gens ont essayé de m'intimider, mais j'ai une assez grande personnalité. S'ils veulent être désobligeants de quelque façon que ce soit, c'est bien. C'est leur problème, pas le mien »

Et si tu prenais ça comme un défi ? A partir du moment où on s’autorise cette pensée : « Pourquoi pas moi ? », les portes du possible s’ouvrent à toi !

Nous ne sommes pas en train de te dire que ça sera facile, mais que rien n’est impossible.


Personne ne nait supérieur ! En comprenant comment trouver et utiliser ton propre mode d’emploi, tu peux soulever des montagnes qui de base, selon les dires d’inconnus, paraissaient « trop » lourdes.


Tu peux vite baisser les bras si tu confonds difficile et impossible : essaie et ajuste !

N’utilise plus ce mot « impossible » et pense au contraire que tu détiens la solution, tu habitueras ton cerveau à la trouver.

Ton discours interne nourrit tes croyances, il est important qu’il soit positif envers toi-même !


Inspire-toi des meilleurs, de ceux qui ont réussi, mais ne tente pas de leur ressembler, chacun est unique et c’est précisément cette singularité, cette différence qui te permet de déjouer les pronostics, et ce dans chacun des domaines : sportif, professionnel ou encore personnel.


Un destin tout tracé n’existe pas, fais toi ce cadeau d’écrire TON destin.


Thomas Jefferson disait : « Je me suis rendu compte que plus je travaille dur, plus j’ai de la chance » : Nos vies ne sont que le miroir de nos choix.


Alors ma dernière question pour toi est la suivante : fais-tu le choix d’écouter ceux qui te disent que tu es trop ceci, pas assez cela, de t’auto-saboter en trouvant des excuses et de ne voir que le négatif … ou bien de prendre la direction de Fran Jones : ne plus écouter les critiques, se lancer des défis, voire le coté positif des choses, croire que tout est possible et devenir une source d’inspiration pour les autres ?

Si tu as Netflix, je t’invite à regarder « Comme des phénix : l’esprit paralympique » documentaire touchant et très inspirant de sportifs paralympiques qui ont fait de leur handicap leur plus grande force et qui ne croient pas en l’impossible.


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